J'ai perdue mes mots. J'ai plus cette chance de savoir libérer des textes immenses venant de ma tête. Les lignes je les noircies moins facilement. Je le sais bien, et crois moi, ça me vexe bien plus que toi. J'ai plus vraiment cette facilité d'enduire de phrases des pages entières, et je m'en veux, oui crois moi je m'en veux! J'ai le coeur qui est devenu aussi noir que de l'encre de chine, et cette merde laisse des traces un peu partout, elle fuit en moi et je peux plus trotter dans une rue sans y passer inaperçue. Je me sens conne d'être devenue aussi vide que ça. Je me sens comme ces foutues guêpes qui y laissent leur vie de peur de crever. Mais elles se tuent elles même, en un coup de dard, hop on en parle plus. Je suis un peu pareil vois tu, je donne tout, tout en sachant que ça me tuera! Je me sens comme tout ces grains de raisins dont ont exclus les pépins, ces petites choses qui leur permettent de recommencer plus tard, un signe pour une nouvelle vie, comme leur peau qui nous coince entre les dents. J'ai l'impression d'avoir épluchée toute ma vie de l'ail, de n'avoir jamais cessé de pleurer, que même si je sais quelle est la cause de mes larmes je peux m'empêcher de continuer à faire les choses comme ci de rien n'était. Tu ne peux pas m'en vouloir, tu ne peux pas te permettre de dire que c'est de ma faute ... Je suis pas parfaite, je fais pas les choses comme il faut, je suis pas celle dont tu as besoin, mais je crois bien t'avoir promis que je ne partirais pas tant que tu ne t'auras pas crée une nouvelle vie sans moi. La confiance ça tombe pas comme la pluie, on nous passe pas à la télé des statistiques que l'on fonde grâce à de grosses machines que l'on envois au dessus de nos têtes. On sait pas quand ça arrive, on sait pas quand ça repars. Mais moi quand je suis arrivée, j'ai un peu planté une bonne partie de ma vie sur ton chantier, et même si c'est le bordel, même si chez toi c'est un peu le chaos, rien ne me fera partir.
Je t'aime, ne l'oublie jamais s'il te plais!



